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    <title>ulys.ch</title>
    <link>https://ulys.ch/</link>
    <description></description>
    <pubDate>Wed, 06 May 2026 08:53:05 +0000</pubDate>
    <item>
      <title>Le paradoxe de la place à 4</title>
      <link>https://ulys.ch/le-paradoxe-de-la-place-a-4</link>
      <description>&lt;![CDATA[Salut !&#xA;&#xA;J’adore les trains. Pas uniquement d’un point de vue mécanique, mais simplement pour le confort qu’ils proposent (et le CO2). Alors, je triche, je suis en Suisse où on a probablement un des meilleurs réseaux du monde, peut-être derrière le Japon.&#xA;&#xA;Bien sûr, c’est beaucoup trop cher, surtout lorsqu’on voit le prix des billets d’avion, mais c’est un débat pour un autre poste. Non, j’écris pour vous parler du paradoxe de la place à 4.&#xA;&#xA;!--more--&#xA;&#xA;Dans la plupart des trains, du moins en Suisse, les sièges sont disposés par îlot de 4. Donc deux sièges sont en face de deux autres, avec peut-être une tablette au milieu. Et souvent, il y a une fenêtre d’un côté et le couloir de l’autre. Et c’est bien sûr une disposition très agréable avec un ami, par exemple. Et même avec des étrangers, le fait de ne pas avoir de siège directement en face de sa tête est bien plus confortable.&#xA;&#xA;Mais il y a un problème majeur avec cette disposition, que j’ai décidé d’appeler le paradoxe de la place à 4. Il est possible cependant que je sois la seule personne à avoir ce problème, mais j’espère que vous vous sentirez concerné.&#xA;&#xA;Quand on arrive dans une voiture, la chose naturelle à faire est de s’assoir à une place à 4 vide, s’il y en a une. Déjà dans ce cas-là, un choix s’offre à nous : côté fenêtre ou côté couloir. Ici, mis à part la vue ou le soleil éblouissant, le choix a peu d’impact.&#xA;&#xA;Maintenant, dans un train plus rempli, comme les InterCity, il va falloir s’assoir proche de quelqu’un. Et la bienséance veut que l’on n’empiète pas trop sur son espace personnel. Et donc, il est logique de s’assoir en diagonale de la personne.&#xA;Jusque-là, rien de bien difficile. Mais ça se complique quand un autre passager vient nous rejoindre. Ce dernier, toujours dans un souci de protection de l’espace personnel, va s’assoir côté couloir, afin de ne pas devoir passer devant les genoux de son prochain. Nous nous sommes assis en diagonale du premier passager, je rappelle, il y a donc forcément une place côté couloir.&#xA;&#xA;Et c’est à ce moment exact que le paradoxe de la place à 4 intervient. La situation est absolument bloquée. La dernière place disponible est maintenant côté fenêtre, autrement dit inaccessible sans franchir l’Espace Personnel.&#xA;&#xA;Et, si vous êtes à côté de la place libre, côté couloir donc, votre position est très difficile. Si le train est bondé, c’est en effet très impoli de rester de ce côté, car cela indique très clairement aux autres passagers qu’ils ne sont pas les bienvenus. Mais l’alternative est de se déplacer vers la fenêtre, et, sauf si les personnes en face sont au courant du paradoxe, ils vous prendront probablement pour un fou ou pire, une personne indécise.&#xA;&#xA;C’est pour cette raison que j’écris ce poste, afin de le rendre connu du grand public, afin que je puisse me déplacer en bonne conscience quand le problème réarrivera inexorablement.&#xA;&#xA;Voilà, vous savez tout. Comme vous pouvez l’imaginer, j’écris ce poste dans le train, qui arrive bientôt à destination, alors je vous remercie de m’avoir lu, et gardez cette théorie en tête la prochaine fois que vous prendrez le train !]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Salut !</p>

<p>J’adore les trains. Pas uniquement d’un point de vue mécanique, mais simplement pour le confort qu’ils proposent (et le CO2). Alors, je triche, je suis en Suisse où on a probablement un des meilleurs réseaux du monde, peut-être derrière le Japon.</p>

<p>Bien sûr, c’est beaucoup trop cher, surtout lorsqu’on voit le prix des billets d’avion, mais c’est un débat pour un autre poste. Non, j’écris pour vous parler du paradoxe de la place à 4.</p>



<p>Dans la plupart des trains, du moins en Suisse, les sièges sont disposés par îlot de 4. Donc deux sièges sont en face de deux autres, avec peut-être une tablette au milieu. Et souvent, il y a une fenêtre d’un côté et le couloir de l’autre. Et c’est bien sûr une disposition très agréable avec un ami, par exemple. Et même avec des étrangers, le fait de ne pas avoir de siège directement en face de sa tête est bien plus confortable.</p>

<p>Mais il y a un problème majeur avec cette disposition, que j’ai décidé d’appeler le paradoxe de la place à 4. Il est possible cependant que je sois la seule personne à avoir ce problème, mais j’espère que vous vous sentirez concerné.</p>

<p>Quand on arrive dans une voiture, la chose naturelle à faire est de s’assoir à une place à 4 vide, s’il y en a une. Déjà dans ce cas-là, un choix s’offre à nous : côté fenêtre ou côté couloir. Ici, mis à part la vue ou le soleil éblouissant, le choix a peu d’impact.</p>

<p>Maintenant, dans un train plus rempli, comme les InterCity, il va falloir s’assoir proche de quelqu’un. Et la bienséance veut que l’on n’empiète pas trop sur son espace personnel. Et donc, il est logique de s’assoir en diagonale de la personne.
Jusque-là, rien de bien difficile. Mais ça se complique quand un autre passager vient nous rejoindre. Ce dernier, toujours dans un souci de protection de l’espace personnel, va s’assoir côté couloir, afin de ne pas devoir passer devant les genoux de son prochain. Nous nous sommes assis en diagonale du premier passager, je rappelle, il y a donc forcément une place côté couloir.</p>

<p>Et c’est à ce moment exact que le paradoxe de la place à 4 intervient. La situation est absolument bloquée. La dernière place disponible est maintenant côté fenêtre, autrement dit inaccessible sans franchir l’Espace Personnel.</p>

<p>Et, si vous êtes à côté de la place libre, côté couloir donc, votre position est très difficile. Si le train est bondé, c’est en effet très impoli de rester de ce côté, car cela indique très clairement aux autres passagers qu’ils ne sont pas les bienvenus. Mais l’alternative est de se déplacer vers la fenêtre, et, sauf si les personnes en face sont au courant du paradoxe, ils vous prendront probablement pour un fou ou pire, une personne indécise.</p>

<p>C’est pour cette raison que j’écris ce poste, afin de le rendre connu du grand public, afin que je puisse me déplacer en bonne conscience quand le problème réarrivera inexorablement.</p>

<p>Voilà, vous savez tout. Comme vous pouvez l’imaginer, j’écris ce poste dans le train, qui arrive bientôt à destination, alors je vous remercie de m’avoir lu, et gardez cette théorie en tête la prochaine fois que vous prendrez le train !</p>
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      <guid>https://ulys.ch/le-paradoxe-de-la-place-a-4</guid>
      <pubDate>Thu, 26 Oct 2023 10:00:00 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>La pire façon d’utiliser une Apple TV</title>
      <link>https://ulys.ch/la-pire-facon-dutiliser-une-apple-tv</link>
      <description>&lt;![CDATA[Salut !&#xA;&#xA;Je me suis récemment procuré l’Apple TV d’un proche qui n’en avait plus l’utilité. Je voulais avant tout bidouiller avec, voir les possibilités. Je n’ai en effet pas de smart TV, et honnêtement, je ne suis pas sûr de rater quelque chose, surtout si c’est pour avoir des pubs dans l’interface de ma télé.&#xA;&#xA;!--more--&#xA;&#xA;Je ne suis pas vraiment le client potentiel de l’Apple TV, ne possédant aucun produit Apple, mis à part peut-être un iPod Shuffle. En effet, l’Apple TV est faite pour s’intégrer dans un écosystème existant. Il est possible de partager son écran avec un Mac, de lancer de la musique avec Airplay ou encore de calibrer les couleurs à l’aide d’un iPhone. Utilisant un PC et un téléphone Android, toutes ces fonctionnalités me sont indisponibles.&#xA;&#xA;D’un autre côté, je dois dire que l’expérience est plus agréable que ce à quoi je m’attendais. Un iPhone n’est absolument pas nécessaire, et la télécommande est parfaite. L’interface est bien plus réactive que celle de toutes autres smart TV, et, je tiens à le souligner, ne contient pas de pub. Bien entendu, le clavier virtuel est affreux, mais il est possible d’utiliser un clavier sans fil. Et les petites vidéos de veilles sont très jolies.&#xA;&#xA;Au niveau du contenu, on voit assez vite que les services Apple sont mis en avant. Malgré cela, la plupart des services de streaming sont disponibles, comme Netflix et Spotify (sans les paroles, parce que Spotify). Et il est clair que l’Apple TV est avant tout créée pour le streaming. En effet, l’appareil ne possède qu’un port HDMI et un Ethernet, pas d’USB ici. Or, la plupart des médias audio-visuels que je consomme sont téléchargés (légalement), tant pour des raisons de qualité que de praticité.&#xA;&#xA;Pour profiter de votre bibliothèque de films déjà existante, il existe plusieurs applications, comme VLC ou Infuse. Appréciant les logiciels libres, j’ai installé VLC, et c’est maintenant quasiment la seule application que j’utilise sur l’Apple TV.&#xA;&#xA;Le logiciel est relativement simple, mais il permet de lire la plupart des formats vidéos, contrairement à l’application de vidéo de base. De plus, il est possible de connecter plusieurs serveurs de fichiers, ou même de consulter une bibliothèque de médias via DLNA/UPnP. Cette dernière solution est d’ailleurs selon moi la plus simple, que soit sur Windows ou Linux. Sinon, on peut également téléverser (pire mot de la langue française) des fichiers sur l’Apple TV via une interface Web.&#xA;&#xA;Bien entendu, il serait plus simple que l’Apple TV soit un récepteur DLNA comme les Google TV ou autres Roku TV. Mais Apple étant Apple, la solution propriétaire AirPlay est l’unique possibilité de partager des médias. Il en reste qu’avec VLC, l’expérience reste plus qu’acceptable.&#xA;&#xA;Maintenant, que faire si je voulais partager mon écran sur l’Apple TV ? Bien entendu, avec un Mac, il est possible d’utiliser AirPlay, et j’imagine que l’intégration est parfaite. Est-il possible de faire de même, avec beaucoup de bidouillage ? Bien entendu.&#xA;&#xA;Attention, c’est probablement la pire façon d’utiliser l’Apple TV (comme l’indique le titre de ce post) et risque de faire pleurer des ingénieurs chez Apple. Donc, l’idée vient du fait que VLC supporte le RTMP. Le RTMP est un protocole de streaming, basiquement. C’est l’un des protocoles utilisés pour les vidéos en direct sur Twitch par exemple. Il faut cependant un serveur qui permet la diffusion du flux RTMP.&#xA;&#xA;Pour ce faire, j’ai mis en place rapidement une instance de SRS (Simple Realtime Server) sur le même serveur qui fait tourner le blog que vous lisez. En utilisant alors OBS, un logiciel de streaming, je peux capturer l’écran de mon ordinateur et envoyer le flux au serveur RTMP. Ensuite, il suffit de lire ce flux via VLC sur l’Apple TV et je peux enfin utiliser ma télé comme écran d’ordinateur, avec une moins bonne qualité et bien plus du délai qu’avec un câble (yeah !).&#xA;&#xA;Pour finir, est-ce que je recommande une Apple TV ? Si vous êtes déjà investi dans l’écosystème Apple, je pense que c’est une bonne solution, probablement meilleure que toutes les smart TV. Et l’application VLC est un grand bonus. Maintenant, si vous utilisez Windows ou Linux, et que vous n’utiliser ni Apple Music, ni Apple TV, je ne vois pas trop l’intérêt par rapport à une Google TV par exemple. Ou un câble HDMI.&#xA;]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Salut !</p>

<p>Je me suis récemment procuré l’Apple TV d’un proche qui n’en avait plus l’utilité. Je voulais avant tout bidouiller avec, voir les possibilités. Je n’ai en effet pas de smart TV, et honnêtement, je ne suis pas sûr de rater quelque chose, surtout si c’est pour avoir des pubs dans l’interface de ma télé.</p>



<p>Je ne suis pas vraiment le client potentiel de l’Apple TV, ne possédant aucun produit Apple, mis à part peut-être un iPod Shuffle. En effet, l’Apple TV est faite pour s’intégrer dans un écosystème existant. Il est possible de partager son écran avec un Mac, de lancer de la musique avec Airplay ou encore de calibrer les couleurs à l’aide d’un iPhone. Utilisant un PC et un téléphone Android, toutes ces fonctionnalités me sont indisponibles.</p>

<p>D’un autre côté, je dois dire que l’expérience est plus agréable que ce à quoi je m’attendais. Un iPhone n’est absolument pas nécessaire, et la télécommande est parfaite. L’interface est bien plus réactive que celle de toutes autres smart TV, et, je tiens à le souligner, ne contient pas de pub. Bien entendu, le clavier virtuel est affreux, mais il est possible d’utiliser un clavier sans fil. Et les petites vidéos de veilles sont très jolies.</p>

<p>Au niveau du contenu, on voit assez vite que les services Apple sont mis en avant. Malgré cela, la plupart des services de streaming sont disponibles, comme Netflix et Spotify (sans les paroles, parce que Spotify). Et il est clair que l’Apple TV est avant tout créée pour le streaming. En effet, l’appareil ne possède qu’un port HDMI et un Ethernet, pas d’USB ici. Or, la plupart des médias audio-visuels que je consomme sont téléchargés (légalement), tant pour des raisons de qualité que de praticité.</p>

<p>Pour profiter de votre bibliothèque de films déjà existante, il existe plusieurs applications, comme VLC ou Infuse. Appréciant les logiciels libres, j’ai installé VLC, et c’est maintenant quasiment la seule application que j’utilise sur l’Apple TV.</p>

<p>Le logiciel est relativement simple, mais il permet de lire la plupart des formats vidéos, contrairement à l’application de vidéo de base. De plus, il est possible de connecter plusieurs serveurs de fichiers, ou même de consulter une bibliothèque de médias via DLNA/UPnP. Cette dernière solution est d’ailleurs selon moi la plus simple, que soit sur Windows ou Linux. Sinon, on peut également téléverser (pire mot de la langue française) des fichiers sur l’Apple TV via une interface Web.</p>

<p>Bien entendu, il serait plus simple que l’Apple TV soit un récepteur DLNA comme les Google TV ou autres Roku TV. Mais Apple étant Apple, la solution propriétaire AirPlay est l’unique possibilité de partager des médias. Il en reste qu’avec VLC, l’expérience reste plus qu’acceptable.</p>

<p>Maintenant, que faire si je voulais partager mon écran sur l’Apple TV ? Bien entendu, avec un Mac, il est possible d’utiliser AirPlay, et j’imagine que l’intégration est parfaite. Est-il possible de faire de même, avec beaucoup de bidouillage ? Bien entendu.</p>

<p>Attention, c’est probablement la pire façon d’utiliser l’Apple TV (comme l’indique le titre de ce post) et risque de faire pleurer des ingénieurs chez Apple. Donc, l’idée vient du fait que VLC supporte le RTMP. Le RTMP est un protocole de streaming, basiquement. C’est l’un des protocoles utilisés pour les vidéos en direct sur Twitch par exemple. Il faut cependant un serveur qui permet la diffusion du flux RTMP.</p>

<p>Pour ce faire, j’ai mis en place rapidement une instance de SRS (Simple Realtime Server) sur le même serveur qui fait tourner le blog que vous lisez. En utilisant alors OBS, un logiciel de streaming, je peux capturer l’écran de mon ordinateur et envoyer le flux au serveur RTMP. Ensuite, il suffit de lire ce flux via VLC sur l’Apple TV et je peux enfin utiliser ma télé comme écran d’ordinateur, avec une moins bonne qualité et bien plus du délai qu’avec un câble (yeah !).</p>

<p>Pour finir, est-ce que je recommande une Apple TV ? Si vous êtes déjà investi dans l’écosystème Apple, je pense que c’est une bonne solution, probablement meilleure que toutes les smart TV. Et l’application VLC est un grand bonus. Maintenant, si vous utilisez Windows ou Linux, et que vous n’utiliser ni Apple Music, ni Apple TV, je ne vois pas trop l’intérêt par rapport à une Google TV par exemple. Ou un câble HDMI.</p>
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      <guid>https://ulys.ch/la-pire-facon-dutiliser-une-apple-tv</guid>
      <pubDate>Mon, 04 Sep 2023 10:00:00 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Hacker la douche du camping</title>
      <link>https://ulys.ch/hacker-la-douche</link>
      <description>&lt;![CDATA[Salut !&#xA;&#xA;Ces vacances, j’étais dans un joli camping écolo dans les Cévennes. En plus d’être écolo, ce camping se trouve dans une région sujette à la sécheresse, ce qui veut dire qu’il est judicieux d’y économiser l’eau. Pour ce faire, les gérants du camping ont mis en place plusieurs systèmes afin d’encourager cette économie, en particulier des douches spéciales. Et c’est là que nous rentrons dans le vif du sujet de cet article.&#xA;&#xA;!--more--&#xA;&#xA;Vous avez peut-être déjà utilisé des douches à jetons avec un minuteur, particulièrement si vous avez déjà fait du camping en Suisse, où les douches sont souvent payantes. C’est ici un concept similaire, mais avec un bracelet et non des jetons. Et les douches ne sont pas payantes, mais le nombre de douches est limité à deux par jours. De même, le temps d’eau est de 4 minutes au total, sans compter les pauses donc. Et honnêtement, c’est des limites tout à fait correctes, et je ne peux que louer l’intention.&#xA;&#xA;La douche en question, avec une grosse LED indicatrice&#xA;&#xA;Et je dois dire que le système en lui-même est bien fait. Il utilise la pression de l’eau pour produire l’électricité nécessaire à son fonctionnement et peut être installé dans des douches déjà existantes. Mais étant un peu nerd, je voulais voir les limites dudit système, et surtout les dépasser.&#xA;&#xA;Pour utiliser la douche, on approche le bracelet en silicone et la LED s’allume bleue signalant le début de la douche. La LED passe ensuite du vert à l’orange, puis au rouge, pour indiquer le temps restant. Le bracelet semble tout à fait générique, j’ai donc tout de suite pensé qu’il s’agissait d’une puce NFC.&#xA;&#xA;Le bracelet sésame&#xA;&#xA;Et en utilisant mon téléphone portable qui permet de lire ces puces (comme la plupart des téléphones), j’ai pu confirmer que c’était bien le cas. Maintenant, il y a deux possibilités : soit le bracelet contient un identifiant unique, soit il contient un compteur de douches. Dans le premier cas, il faudrait une base de données qui permettrait à toutes les douches de pouvoir consulter le nombre de douches restantes lié au bracelet et ça me semblait un peu compliqué. Le plus simple en effet est de simplement stocker ce nombre de douches directement dans le bracelet et de le modifier à l’utilisation. Et bien entendu, ce système utilise la deuxième option.&#xA;&#xA;En utilisant une application facilement installable sur un portable Android, je peux lire les données contenues dans le bracelet et je suis agréablement surpris de voir qu’il s’agit d’un simple texte, codé en UTF-8.&#xA;&#xA;Le résultat de la lecture du bracelet&#xA;&#xA;Le texte contenu est donc 06|08|23|04|001|20|00006||. On remarque assez facilement que les trois premiers nombres sont la date de début de validité du bracelet. Ensuite, le 04 indique le temps de douche, donc ici 4 minutes. Quant aux deux nombres suivants, je ne suis pas certain de leur fonction. Ils ne sont jamais modifiés et changer leur valeur n’a pas d’impact apparent. J’imagine que le 001 est le temps de pause avant la réinitialisation de la douche. Enfin, la dernière donnée est le compteur de douche tant attendu. Il est en effet décrémenté à chaque douche jusqu’à atteindre 0.&#xA;&#xA;Avec toutes ces informations, il devrait être assez simple de modifier ces données afin de rallonger le temps d’eau ou de rajouter des douches en plus. Alors c’est le moment d’essayer. La puce n’est pas protégée par un mot de passe, l’écriture est donc très simple avec la même application. Essayons de rajouter 2 douches et de doubler leur temps, donc en écrivant dans la puce 06|08|23|08|001|20|00008||.&#xA;&#xA;L’écriture des données&#xA;&#xA;Il suffit d’approcher le bracelet du téléphone et l’écriture s’effectue en un rien de temps. Il est temps de tester ça avec la vraie douche. Malgré le fait que je trouve ça un peu trop simple, la douche s’allume et elle dure bien 8 minutes. Enfin environ 6 minutes, je ne suis pas un monstre non plus. Je peux donc facilement changer mon temps de douche et m’en ajouter si nécessaire.&#xA;&#xA;Je suis bien sûr très content d’avoir trouvé tout ça, même si je dois avouer me voir un peu déçu qu’il n’y ait pas plus de vérification, comme une signature. Mais en même temps, les puces NFC ne peuvent pas contenir beaucoup d’informations et l’ordinateur de la douche ne doit pas être très puissant. Et aussi, qui a assez de temps à perdre pour essayer de hacker une douche.&#xA;&#xA;Merci de votre lecture !&#xA;&#xA;Un lézard en bonus&#xA;&#xA;]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Salut !</p>

<p>Ces vacances, j’étais dans un joli camping écolo dans les Cévennes. En plus d’être écolo, ce camping se trouve dans une région sujette à la sécheresse, ce qui veut dire qu’il est judicieux d’y économiser l’eau. Pour ce faire, les gérants du camping ont mis en place plusieurs systèmes afin d’encourager cette économie, en particulier des douches spéciales. Et c’est là que nous rentrons dans le vif du sujet de cet article.</p>



<p>Vous avez peut-être déjà utilisé des douches à jetons avec un minuteur, particulièrement si vous avez déjà fait du camping en Suisse, où les douches sont souvent payantes. C’est ici un concept similaire, mais avec un bracelet et non des jetons. Et les douches ne sont pas payantes, mais le nombre de douches est limité à deux par jours. De même, le temps d’eau est de 4 minutes au total, sans compter les pauses donc. Et honnêtement, c’est des limites tout à fait correctes, et je ne peux que louer l’intention.</p>

<p><img src="https://cloud.ulys.ch/shares/ulys_ch/douche.jpg" alt="La douche en question, avec une grosse LED indicatrice"></p>

<p>Et je dois dire que le système en lui-même est bien fait. Il utilise la pression de l’eau pour produire l’électricité nécessaire à son fonctionnement et peut être installé dans des douches déjà existantes. Mais étant un peu nerd, je voulais voir les limites dudit système, et surtout les dépasser.</p>

<p>Pour utiliser la douche, on approche le bracelet en silicone et la LED s’allume bleue signalant le début de la douche. La LED passe ensuite du vert à l’orange, puis au rouge, pour indiquer le temps restant. Le bracelet semble tout à fait générique, j’ai donc tout de suite pensé qu’il s’agissait d’une puce NFC.</p>

<p><img src="https://cloud.ulys.ch/shares/ulys_ch/bracelet.jpg" alt="Le bracelet sésame"></p>

<p>Et en utilisant mon téléphone portable qui permet de lire ces puces (comme la plupart des téléphones), j’ai pu confirmer que c’était bien le cas. Maintenant, il y a deux possibilités : soit le bracelet contient un identifiant unique, soit il contient un compteur de douches. Dans le premier cas, il faudrait une base de données qui permettrait à toutes les douches de pouvoir consulter le nombre de douches restantes lié au bracelet et ça me semblait un peu compliqué. Le plus simple en effet est de simplement stocker ce nombre de douches directement dans le bracelet et de le modifier à l’utilisation. Et bien entendu, ce système utilise la deuxième option.</p>

<p>En utilisant une application <a href="https://play.google.com/store/apps/details?id=com.wakdev.wdnfc">facilement installable</a> sur un portable Android, je peux lire les données contenues dans le bracelet et je suis agréablement surpris de voir qu’il s’agit d’un simple texte, codé en UTF-8.</p>

<p><img src="https://cloud.ulys.ch/shares/ulys_ch/readnfc.png" alt="Le résultat de la lecture du bracelet"></p>

<p>Le texte contenu est donc <code>06|08|23|04|001|20|00006||</code>. On remarque assez facilement que les trois premiers nombres sont la date de début de validité du bracelet. Ensuite, le 04 indique le temps de douche, donc ici 4 minutes. Quant aux deux nombres suivants, je ne suis pas certain de leur fonction. Ils ne sont jamais modifiés et changer leur valeur n’a pas d’impact apparent. J’imagine que le 001 est le temps de pause avant la réinitialisation de la douche. Enfin, la dernière donnée est le compteur de douche tant attendu. Il est en effet décrémenté à chaque douche jusqu’à atteindre 0.</p>

<p>Avec toutes ces informations, il devrait être assez simple de modifier ces données afin de rallonger le temps d’eau ou de rajouter des douches en plus. Alors c’est le moment d’essayer. La puce n’est pas protégée par un mot de passe, l’écriture est donc très simple avec la même application. Essayons de rajouter 2 douches et de doubler leur temps, donc en écrivant dans la puce <code>06|08|23|08|001|20|00008||</code>.</p>

<p><img src="https://cloud.ulys.ch/shares/ulys_ch/writenfc.png" alt="L’écriture des données"></p>

<p>Il suffit d’approcher le bracelet du téléphone et l’écriture s’effectue en un rien de temps. Il est temps de tester ça avec la vraie douche. Malgré le fait que je trouve ça un peu trop simple, la douche s’allume et elle dure bien 8 minutes. Enfin environ 6 minutes, je ne suis pas un monstre non plus. Je peux donc facilement changer mon temps de douche et m’en ajouter si nécessaire.</p>

<p>Je suis bien sûr très content d’avoir trouvé tout ça, même si je dois avouer me voir un peu déçu qu’il n’y ait pas plus de vérification, comme une signature. Mais en même temps, les puces NFC ne peuvent pas contenir beaucoup d’informations et l’ordinateur de la douche ne doit pas être très puissant. Et aussi, qui a assez de temps à perdre pour essayer de hacker une douche.</p>

<p>Merci de votre lecture !</p>

<p><img src="https://cloud.ulys.ch/shares/ulys_ch/lezard.jpg" alt="Un lézard en bonus"></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://ulys.ch/hacker-la-douche</guid>
      <pubDate>Fri, 11 Aug 2023 10:00:00 +0000</pubDate>
    </item>
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